El año del perro se acaba... L'année du chien se termine...
Sábado 20 de enero del 2007, día de la francofonía en la Alianza francesa de Bangkok… para los que se preguntan qué es eso de “francofonía” les explico meramente : los franceses celebran las reliquias de un pasado colonialista y un presente muy insignificante pero con mucha arrogancia eso sí…
Nosotros, los profes, celebramos una baja del 1% de nuestro salario, mientras la semana pasada nos anunciaron un alza del 4%... cuando se sabe que este año las tarifas de las clases aumentaron de un 7%...
Cuando en un supermercado te anuncian un precio y en caja te cobran más, se llama estafa…
En fin, yo me pregunto: ¿porqué una organización sin ánimo de lucro quiere tanto sacar beneficios y mantener a sus profesores en la precaridad?
Por un momento pensé… igual mis jefes se han pasado por mi blog y como algunos me comentaron, pensaron: ¡Los profes están forrados, no paran de viajar!
Pues, hombre si vuelven a pasarse por aquí, a continuación les explico un poco por qué y cómo hago yo para viajar tanto…
Gano una media de 900 euros al mes, sujeta al volumen horario y en moneda local claro…
Trabajo seis días a la semana y cuando abro demasiado la boca acabo trabajando siete…
El dinero no me lo regalan y no voy chupando de mis compratiotas contribuyentes.
Cuando tengo vacaciones no cobro.
Cuando estoy enferma no cobro. O sea que cuando me duele alguna parte del cuerpo me aguanto… y no me quedo en casa cuando se me baja la tensión...
Si tengo algún accidente yendo al trabajo y me impide trabajar durante días, meses, años… no cobro.
Cuando tengo que rellenar algún documento administrativo o redactar un informe sobre un alumno, no cobro.
No tengo plan de pensiones.
Vivo en un estudio de unos 25 metros cuadrados que pago yo.
No tengo asistenta.
Como en la calle o en mi casa y a los restaurantes voy porque me invintan.
Cuando me tomo algún café con un colega de trabajo, me lo pago yo.
Cuando tengo que reunirme por razones laborales no cobro.
Cuando preparo las clases, no cobro.
Cuando, después de una clase, me quedo 10, 20 minutos o incluso más con un alumno en dificultad no cobro.
No tengo chófer ni tampoco coche. Cojo el metro, el bus o voy andando.
Cuando me contrataron (sin contrato por cierto) tuve que llegar con mis propios medios. O sea, que viajo en clase económica y me lo pago yo.
Si tengo que volver a Europa a ver a mi familia, me lo pago yo. (En dos años, sólo fui una vez)
Si tengo la mala idea de casarme y tener hijos, les tendré que pagar el viaje yo también.
Si tengo hijos, tendré que trabajar antes, durante y después del parto porque el seguro que me ofrece (muchas gracias) no incluye gastos de maternidad.
Si decido volver a Francia, no tendré ningún derecho al paro. Es más, al no haber trabajado nunca en Francia, me considerarán como una recién diplomada sin experiencia.
Como siga trabajando así, cuando tenga 65?, 70?, 75?, 80 años o más no tendré derecho a ninguna pensión. (Sus hijos pueden estar tranquilos).
Ahora, si me suben el salario de 1%, 2%, 3% o 4% no me importa un bledo.
Lo que veo es que con el acuerdo del Ministerio francés de Asuntos Exteriores nos siguen tratando como perros… pueden alegrarse, el año del perro se acaba, ¡empieza el del cerdo!
Jusqu’à présent, j’ai toujours parlé des choses les plus positives de mon séjour en Asie… soit: mes voyages… Travail, amour, argent, … tout ce qui ravit la concierge de service je le censurais… mais cette fois, ça dépasse les limites!
Samedi 20 janvier 2007, fête de la francophonie à l’Alliance française de Bangkok … pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la francophonie, je vous explique brièvement: les Français fêtent les reliques d’un passé colonialiste et un présent bien insignifiant avec toujours beaucoup d’arrogance …
Nous, les profs, nous fêtons une baisse de 1% de notre salaire, alors que la semaine dernière on nous a annoncé une hausse de 4%... quand on sait que les tarifs des cours ont augmenté de 7%...
Quand dans un supermarché le prix affiché ne correspond pas au prix en caisse, on crie à l’arnaque…
Enfin, je me demande bien pourquoi une organisation à but non lucratif tient tant à faire des bénéfices et à maintenir ses profs dans la précarité?
Un moment, j’ai pensé… peut-être les directeurs sont passés par mon blog et ont cru comme d’autres que les profs sont pleins aux as, ils ne cessent de voyager!
Bien, s’ils repassent par là, ci-dessous j’explique pourquoi et comment je fais pour voyager tant…
Je gagne en moyenne 900 euros par mois, variables en fonction du volume horaire et en monnaie locale bien sûr…
Je travaille six jours sur sept et quand j’ouvre un peu trop la bouche sept jours sur sept…
Cet argent, on ne m’en fait pas cadeau et je ne pompe pas mes compatriotes contribuables.
Quand j’ai des vacances, je ne suis pas payée.
Quand je suis malade, je ne suis pas payée.Quand j’ai mal quelque part, je supporte… et je ne reste pas chez moi quand j’ai la tension qui baisse…
Si j’ai un accident de travail qui m’empêche de travailler pendant des jours, mois, années, je ne suis pas payée.
Je n’ai pas de plan retraite.
Je vis dans un studio de 25 mètres carrés que je paye moi-même.
Je n’ai pas de bonne.
Je mange dans la rue ou chez moi et dans les restaurants, j’y vais parce qu’on m’y invite.
Quand je prends un café avec un collègue de travail, je le paye moi-même.
Quand je dois aller à des réunions de travail, je ne suis pas payée.
Quand je prépare mes cours, je ne suis pas payée.
Je n’ai pas de chauffeur ni de voiture. Je prends le métro, le bus ou je marche.
Quand on m’a embauchée (sans contrat d’embauche d’ailleurs) j’ai dû arriver par mes propres moyens. Ça veut dire que je voyage en classe économique et que je paye mon billet moi-même.
Si je dois rentrer en France pour voir ma famille, je paye mon billet moi-même. (En deux ans, je n’y suis allée qu’une fois)
Si j’ai la mauvaise idée de me marier et d’avoir des enfants, je devrai aussi leur payer le voyage moi-même.
Si j’ai des enfants, je devrai travailler avant, pendant et après l’accouchement car l’assurance maladie qu’on m’offre (mille mercis) ne couvre pas les frais de maternité.
Si je décide de rentrer en France, je n’aurai pas droit au chômage. Je dirai même plus, n’ayant jamais travaillé en France, je serai considérée comme une jeune diplômée sans expérience.
Si je continue à travailler de la sorte, quand j’aurai 65?, 70?, 75?, 80 ans ou plus je n’aurai pas droit à la retraite. (Vos enfants peuvent dormir tranquille).
Maintenant, si vous m’augmentez de 1%, 2%, 3% ou 4% j’en ai rien à cirer. Ce que je constate, c’est qu’avec la complicité du Ministère français des Affaires Etrangères vous continuez à nous traiter comme des chiens… vous pouvez vous en réjouir l’année du chien se termine, celle du cochon va commencer!












